Depuis plus de 40 ans, les producteurs de légumes frais du littoral Nord de la Bretagne vendent leurs produits à travers des systèmes de ventes aux enchères dégressives, directement inspirés des veilings hollandais.

Ces ventes se déroulent sur trois marchés ou cadrans : St Pol de Léon dans le Finistère, Paimpol dans les Côtes d’Armor et La Gouesnière en Ille-et-Vilaine. Fonctionnant selon les mêmes règles et de façon synchronisée, ces trois marchés assurent une parfaite transparence de l’offre.

Dès les années 60, ce système de vente est devenu incontournable à la fois pour les producteurs et les acheteurs.

Aujourd’hui, deux systèmes de mise en marché des légumes frais coexistent :
  • le cadran, majoritaire, incontournable pour les légumes de plein champ,
  • la commercialisation directe par la coopérative, qui prévaut pour les produits de diversification.

Le principe du cadran

Une aiguille défile sur un cadran dont les graduations correspondent au prix. Le défilement va dans le sens des prix décroissants. Les négociants, assis à des pupitres, disposent d’un bouton leur permettant d’arrêter l’aiguille. Le premier à actionner le bouton obtient le lot.

Le marché au cadran réunit donc, en temps réel, l’offre (Organisations ou Groupements de Producteurs) et la demande (Négociants). L’acheteur a plusieurs options à sa disposition : emballage, délai de mise à disposition.

Les prix fixés par ces marchés bretons servent de référence au niveau européen pour certains légumes comme le chou-fleur ou l’artichaut.

50 négociants conventionnés achètent par le système du cadran plus de 500 000 Tonnes de légumes chaque année.